mardi 2 mai 2017

Le bruit ou la voix

La performance de l’entreprise repose-t-elle sur la capacité de ses collaborateurs à parler d’une même voix ? A apporter chacun une réponse homogène, voire identique, à la question posée par un client, un partenaire ou tout autre partie-prenante de son développement. Ou bien, le non-respect de cette règle d’airain suffit-il à ruiner sa crédibilité et la confiance que ses interlocuteurs place en elle ?

A ces questions, les auteurs* de l’article « BRUIT, l’incohérencedans la prise de décision représente un coût caché considérable …. » publié dans la dernière édition française de la Harvard Business Review, apportent des premières réponses.

Ils appellent le « bruit », la variable qui influe sur les choix et l’action des collaborateurs. Ils en analysent les causes et les impacts. Les coût directs et indirects. Ils en décrivent les scénarios. Détaillent la distinction entre « bruit » et « biais ». Proposent des solutions, parfois radicales, pour piloter où limiter l’incertitude. 

Pour le communicant, la théorie du « bruit » repose la question de la co-définition avec le collaborateur lui-même, de l’espace d’autonomie (voire de libre arbitre) dont il dispose dans son engagement au service du projet de l’entreprise.  Au-delà des règles et des processus, elle appelle également à réinterroger la compréhension et l’adhésion que les collaborateurs ont de sa culture et de son projet.  Une culture qui fixe les termes de la responsabilité. Un projet qui donne, à chacun, le sens de son engagement.  


*Daniel Kahneman, Andrew M. Rosenfield, Linnea Gandhi, Tom Blaser

jeudi 2 mars 2017

Think and act the brand

How to best manage brands internationally?

Brand strategies are now increasingly complex and sophisticated. A sophistication equal to the challenges of globalisation where brands are the standard-bearers. Indeed, the brand conveys the vision of the company and its top management team.  It expresses the competitive difference which will lead to its success in the local markets where it must operate.  But this strategic dimension often fails in its implementation.

A brand book which is not consistently applied. Brand messages which are not clear to non-English native speakers or are no longer adapted to business ambitions. A graphic chart which allows flexibility in application – but so much that the brand becomes a different one.  Plenty of information on the logo and free space around it but nothing on the brand’s tone of voice. Brand instructions that are so detailed and complex that no-one (apart from the expert in Communications who produced them) can use them.  Brand guidelines for print – but hardly anything for digital. A strict top-down implementation of the brand « rules » which does not authorise any local adaptation to local needs and messages. 

jeudi 16 février 2017

L'expérience mutualiste

Newsletter de février 2017

La dérégulation du marché, les offres à prix cassés, les couvertures dégradées, les comparateurs de prix, les plateformes d'achat, entrainent la protection sociale dans la spirale du nivellement par le bas. 

Internet, les data, les objets connectés bouleversent la vie et les comportements de l'adhérent ou du sociétaire. Il passe d'une offre à une autre. Recherche en priorité du prix, encore du prix. 

Son parcours de consommation est de plus en plus numérique. Les opérations qui, hier encore, réclamaient temps et savoir-faire, sont aujourd'hui réalisées en un clin d'oeil grâce à la technologie. Ce qui avait de la valeur en a moins. Ce qui faisait la différence est devenu la norme.

lundi 13 février 2017

Soft révolution

Dans la civilisation du care et de la démocratie participative on peut se poser légitimement la question de l’efficacité et donc de l’avenir du management traditionnel.
On peut d’autant plus se poser la question que, désormais, tout le monde s’accorde à reconnaître la mise en cause permanente de la hiérarchie et sa difficulté à développer l’engagement dans l’entreprise.    
C’est que les nouvelles générations ont changé le monde. Désormais le bien être, la qualité de vie au travail, la confiance, la coopération sont devenus les préalables pour favoriser l’innovation et l’initiative.
L’empathie devient dans ce contexte un atout majeur du manager post-moderne confronté à la complexité des organisations, l’incertitude, le management transversal ou encore transgénérationnel.
La prise de conscience de la nécessité absolue de manager autrement implique alors de se reposer la question du consentement de chacun à s’engager. Voici venue l’ère du soft management. 

La marque de l’accélération

Dans un monde de défiance envers les institutions et ceux qui les dirigent, l’entreprise peine à aligner les efforts de chacun autour d’un même projet.
Dans un tel contexte, la marque et ses attributs deviennent les seuls repères légitimes au service de l’action managériale.
C’est en effet autour de la marque et de sa promesse pour les clients que chacun peut désormais s’engager et engager l’action collective pour faire advenir le succès de l’entreprise sur ses marchés.
Ainsi la marque accélère la transformation de l’entreprise et les comportements de ceux qui l’animent au service de la promesse faite au client. C’est elle qui donne toute sa légitimité aux changements nécessaires pour être au rendez-vous de la différence compétitive.

mardi 15 novembre 2016

Un projet d’employeur

Quand le marché du recrutement se tend, l’entreprise doit proposer un projet qui donne envie de la rejoindre, d’y rester et d’y grandir. 

Un projet employeur qui exprime le sens que donnent ses collaborateurs au fait de vivre et travailler ensemble.  Qui rend explicite ce qui les réunit. Les engagements et les valeurs qu’ils ont en commun. Qui constitue le levier humain de la stratégie de l’entreprise comme la marque représente son levier commercial.  

mardi 8 novembre 2016

Repenser la marque employeur

Newsletter novembre 2016

A l’heure des réseaux sociaux, ce qui se passe dans l’entreprise se voit, se sait et se commente.
Pour attirer et conserver les talents, elle doit s’assurer que tout ce qu’elle dit d’elle à l’extérieur, se vérifie à l’intérieur. C’est désormais au récit de l’expérience vécue, que l’on compare la promesse employeur.

Il ne s’agit plus simplement d’exprimer un projet employeur cohérent et séduisant. De donner un sens particulier, au fait de la rejoindre. De parler fort. De parler souvent.    
Pour rendre sa marque employeur crédible, nous disons que l’entreprise doit l’enraciner en profondeur.

Traduire le projet employeur en expérience collaborateur